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Le 30 décembre 2011

Crise Financière : point au 20/12/2011

Crise Financière : point au 20/12/2011Crise Financière : point au 20/12/2011

Si vous lisez mes actualités ( disponibles sur notre site www.multidroit.com ),vous savez que j’étais un des rares qui annonçait une crise financière de cette ...


Si vous lisez mes actualités ( disponibles sur notre site www.multidroit.com ),
vous savez que j’étais un des rares qui annonçait une crise financière de cette ampleur ainsi que le krach de l’été 2011.
En cette fin d’année 2011, un point d’étape s’impose, que sera le paysage de l’année 2012 ?
La situation va-t-elle s’améliorer ?
Je ne peux que vous rappeler mes origines normandes et vous livrer une réponse exaspérante : Peut-être ben que oui, peut-être ben que non !
Pour ceux qui attendent des réponses ou des pronostics, vous pouvez vous arrêter ici.
Pour les autres, conscients que nul ne peut prédire aujourd’hui notre avenir, je vous propose quelques articles intéressants sur des sujets pragmatiques, et qui tentent d’expliquer pourquoi tant d’inconnues :

I – L’EUROPE VA-T-ELLE ECLATER ?

« Je ne crois pas — ou en tout cas plus — aux scénarios d’implosion de la Zone euro, quelles qu’en soient les modalités. Non pas parce que l’on serait en train de trouver une ou des solutions pérennes à la crise des dettes souveraines… mais parce qu’un tel processus coûterait trop cher à tout le monde, pour différentes raisons.
▪ Le Serpent monétaire européen est bel et bien mort
Ceux qui parient désormais sur la fin de l’euro (et ils sont de plus en plus nombreux) font le parallèle avec la situation d’explosion du SME en 1992-1993. Il est vrai qu’intellectuellement la comparaison est tentante :
- il y a 20 ans, il était devenu insoutenable de faire vivre dans le même système monétaire la lutte contre l’inflation allemande liée à la réunification de 1990 (nécessitant des taux directeurs élevés) et la lutte contre le chômage des économies française et des pays d’Europe du sud (avec des remontées de taux directeurs par les banques centrales de ces pays pour que leurs monnaies nationales ne décrochent pas vis-à-vis du mark) ;
- aujourd’hui, il semble impossible de faire coexister dans la même union monétaire le modèle de spécialisation économique industrielle des pays d’Europe du nord et celui d’Europe du sud (France comprise) basé sur des services souvent non exportables. Ce qui revient à constater que les pays du nord ne font qu’accroître leurs excédents extérieurs et les pays du sud leurs déficits. Et comme il n’y a pas d’union budgétaire de type fédéral qui permettrait d’institutionnaliser des transferts fiscaux du nord vers le sud, alors la Zone euro serait condamnée.
Oui mais voilà : nous ne sommes pas dans l’environnement économique et financier de 1992. L’importance des engagements financiers intra-européens est aujourd’hui sans commune mesure avec la situation du début des années 1990 :
- tout d’abord, les pays très endettés du sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce) qui sortiraient de la Zone et reviendraient à leurs monnaies nationales seraient contraints de faire défaut sur les dettes publiques et privées compte tenu du surcoût de la dette extérieure libellée en euro (chute des nouvelles monnaies contre euro). Or ces dettes sont détenues par les non-résidents des autres Etats de l’Union ;
- à l’opposé, si des pays tels que l’Allemagne, qui dispose d’actifs extérieurs importants dans les pays du sud, sortaient de la Zone, ils devraient alors faire face à de violentes dépréciations d’actifs en euro. Oui, car la monnaie européenne serait fortement dévalorisée face à un nouveau mark allemand. Les banques allemandes, déjà en insuffisance de capitaux propres, ne s’en remettraient pas.
▪ Ce qui ne peut plus arriver pour sortir de la crise
On a vu que l’on n’anticipait plus une sortie de la Zone euro des pays fragiles (coûts économique, social et politique insupportables pour ces pays).
On n’anticipe pas non plus une sortie unilatérale de l’Allemagne (coût macro-économique considérable avec une perte de compétitivité importante et coût financier élevé au regard des engagements des banques allemandes sur les pays périphériques de la Zone euro).
On n’anticipe pas de mise en place d’une Zone euro à deux vitesses sur des considérations économiques (zone nord budgétairement vertueuse et zone sud cherchant à rattraper ses handicaps de compétitivité). Ce serait pour le coup la fin de l’Europe puisque cela reviendrait à séparer les six pays fondateurs : l’Allemagne et le Benelux d’une part ; la France et l’Italie d’autre part.
Est-il aujourd’hui irréaliste d’anticiper la mise en place d’une véritable union politique avec un fédéralisme fiscal et des transferts budgétaires systématiques des plus riches vers les plus pauvres ? Oui, cette solution est inenvisageable : elle ne sera jamais recevable outre-Rhin.
Alors que nous reste-t-il ?
C’est ce que nous verrons dès demain…

II – LES FONDS EUROS PRESENTENT-ILS UN RISQUE DE LIQUIDITE ?

Déjà peut-on se demander selon quelle logique comptable un certain nombre de contrats du marché proposent des taux garantis jusqu’au 31.12.2012 à plus de 3,60% alors que les rendements nets des fonds en Euros pour les anciens clients seront très certainement inférieurs (peut–être même inférieurs à 3%).
Devant l’opacité de la gestion des fonds en Euros, chacun est en droit de mesurer son risque, qu’il soit en terme de performance ou de liquidité.»
 Voici les questions à poser aux compagnies d’assurance :
•     « Quelle est la part d’obligations souveraines dans l’actif de votre compagnie garantissant votre fonds en Euros ?
•    Quelle est également la part d’obligations dites « corporate » (d’entreprises) et selon quel pourcentage d’obligations émises par le secteur « banque/finance/assurance » ?
•    Votre fonds en Euros resterait-il liquide, en l’état de votre niveau de capitalisation, si les taux français rejoignaient les niveaux atteints par les taux italiens en novembre (7%) ? »
 Nous avons une partie de la réponse, les obligations souveraines représentent souvent entre 30% et 40% de l’actif. Les obligations « corporate » entre 50% et 60%, l’immobilier entre 5% et 10%, les actions entre 5% et 10% aussi de l’actif du fonds général.
Plus le temps passe et plus la nouvelle réglementation pousse les actifs du fonds général à s’investir sur les obligations et à quitter le marché actions.
Si les taux montent à 7% et que les transferts du fonds en euros sur UC s’accélèrent, oui les « Gates » risquent de se déclencher. Ce mécanisme « Gates »  devrait permettre aux assureurs de contrôler les sorties du fonds en euros et de limiter les effets catastrophiques d'une liquidation massive des obligations.

III – FAUT-IL ACHETER DE L’OR ?

Tout d’abord rappelons que l’or a connu une progression très importante depuis quelques années. Après être monté à 1 900 $ l’once, il est redescendu ces jours-ci à environ 1 600 $ l’once.
L’achat d’or étant devenu un phénomène de « mode », arme anticrise relayée par nombre de médias, beaucoup s’interrogent :
Est-il encore temps d’en acheter, l’or va-t-il se reprendre et progresser fortement de nouveau après éventuellement une nouvelle baisse ?
Je vous livre deux graphiques, puis un article :

GRAPHIQUE COURS DE L'ONCE D'OR depuis 1 an (cf graphique 1 en entête)
EVOLUTION DU COURS DE L'ONCE D'OR depuis 1970 (cf graphique 2 en entête)

Ce mois-ci, l'or baisse parce que :

- l'économie chinoise ralentit ;
- la Fed a provisoirement débrayé sa planche à billets ;
- les gérants de fonds procèdent à leur window dressing (présentation de vitrine toute proprette et alléchante pour attaquer 2012). Vendre de l'or qui est en positif sur l'année permet d'afficher une performance globale moins médiocre. Or, tout bon gérant se doit de faire "mieux que son indice de référence". Si donc, l'indice de référence fait -10%, mais qu'en vendant un peu d'or, le fonds affiche -8%, tout va bien ! Au passage, peu importe que le client du fonds ait perdu de l'argent, ce n'est pas le fond du problème ;
- les gérants de hedge funds procèdent à leurs ventes pour pouvoir rembourser les clients qui demandent le retrait de leurs fonds. On ne sort pas d'un fonds spéculatif d'un clic de souris. Les sorties se préparent. Ces fonds spéculatifs ou de couverture ont connu une année 2011 calamiteuse, même pour des stars comme John Paulson.
Depuis 10 ans, l'or monte parce que :

- l'expansion du crédit privé est devenue insoutenable, sans aucun rapport avec l'économie réelle. Les produits dérivés de l'économie virtuelle représentent 700 000 milliards de dollars ;
- l'expansion du crédit public est devenue insoutenable, sans aucun rapport avec les recettes réelles des Etats. Le crédit avoué (qui ne prend pas en compte les hors bilans des promesses de retraite et redistributions sociales) est de 230% du PIB au Japon, 100% aux Etats-Unis, 90% dans la zone euro, 85% en France, et 80% en Allemagne ;
- les taux d'intérêt sont en dessous de l'inflation, par conséquent la valeur stockée dans les plus grandes monnaies (dollar, yen, euro, livre et franc suisse) s'évapore avec le temps.
L'or va continuer à monter parce que :
- l'expansion de crédit va continuer en 2012 : les pays développés ont besoin d'émettre 10 000 milliards de dollars supplémentaires de dette fraîche ;
- en face, pas d'épargne puisque pas de croissance. De toute façon, même en supposant que le monde épargne 10%, le PIB mondial étant de 50 000 milliards de dollars, il va manquer quelque 5 000 milliards de dollars...
- dans un monde logique, lorsqu'une chose se présente en surabondance, ses prix baissent. Dans le monde des obligations, si tout le monde se retrouve en concurrence, les taux montent. Il serait donc logique que les taux d'intérêt montent. Dans le monde faussé dans lequel nous vivons, les taux ne monteront pas car les 5 000 milliards de dollars manquants seront imprimés ;
- ils seront imprimés car aucun Etat des pays développés ne peut s'acquitter de taux d'intérêt décents sous peine de faillite ;
- par conséquent, les taux d'intérêt resteront en dessous de l'inflation, et la valeur stockée dans les plus grandes monnaies (dollar, yen, euro, livre et franc suisse) va continuer à s'évaporer avec le temps ;
- comme les banques centrales des pays émergents possèdent énormément de papier dont la valeur s'érode dans le temps, elles vont continuer à vouloir acheter de l'or.
"C'est bien beau tout cela", me direz-vous, "mais pour le moment, c'est tout l'inverse qui se passe. Le dollar monte, les taux d'intérêt à 10 ans sur les bons du Trésor sont repassés en dessous de 2% et l'or baisse. Jusqu'où ira-t-il ? Dois-je me préparer à perdre ma chemise ?"
Non, pas tout de suite.
Souvenez-vous du call de Beijing.
Jusque-là, dès que l'or effleure les 1 600 $, il est ramassé par la Chine.
Le 14 décembre 2011, le call de Beijing a été enfoncé, car la Chine va peut-être passer en mode "atterrissage brutal", selon le langage convenu.
La croissance chinoise va être plombée par nos affaires européennes puisque nous sommes leur gros client. Dans ce cas, le deuxième niveau de support, devient 1 400 $ l'once. De 1 923,70 $ l'once (top de l'été) à 1 400 $ l'once, ce serait une consolidation de -27%.
Cela peut paraître beaucoup pour les nouveaux venus, mais croyez-moi, depuis 10 ans que dure ce marché haussier, nous en avons vu d'autres, notamment en 2006 et en 2008.
Vous savez que nous sommes rentrés dans la crise du crédit souverain subprime. Nous assistons à de violents soubresauts qui ne sont probablement que les prémices de la faillite d'un grand Etat (Espagne, Italie, Royaume-Uni, France...).
Une telle faillite serait évidemment bien plus grave que celle de Lehman Brothers. Si l'or devait repasser sous 1 000 $ l'once, le grand marché haussier serait définitivement cassé. Mais pas avant.
Comme déjà dit et redit, notre grand marché haussier reste sain tant que les taux d'intérêt servis par les grandes monnaies sont inférieurs aux taux d'inflation, c'est-à-dire tant que ces monnaies s'avèrent incapables de stocker de la valeur dans le temps. Le jour où un grand Etat vous servira un intérêt réel positif, il sera temps de vendre une bonne partie de votre or.

IV - CONCLUSIONS


Comme vous le savez, nul ne sait s’il existe des solutions pour résoudre à court ou moyen terme la crise financière mondiale.
Il existe cependant des stratégies prudentes à mettre en place et correspondantes au profil de chacun.
Comme vous avez pu vous en apercevoir, je suis un des seuls à vous accompagner en toute transparence dans ces temps difficiles.

Sachez qu’il existe des solutions, ne restez pas inactifs et consultez-nous

Pour vos investissements de toute nature, financiers, immobiliers, retraite, optimisation fiscale … Profitez de notre expérience des marchés et de notre savoir faire juridique : Consultez-nous : 02.35.92.23.93

David HOUILLIERE   06.74.03.11.66

Multidroit

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