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Le 01 février 2012
Eclatement de l'Euro - Effet dominos - Point de non retour
Je m’étais inquiété dès le grand emprunt de 2009, consultez le site multidroit.com, du pari qui avait été pris à l’époque. En ...
Je m’étais inquiété dès le grand emprunt de 2009, consultez le site multidroit.com, du pari qui avait été pris à l’époque.
En effet, les états, déjà en situation de surendettement, ont emprunté en masse pour relancer la croissance.
Hélas celle-ci n’étant pas au rendez-vous, la catastrophe de pays en faillite a commencé à voir jour.
Où en est-on de l’effet dominos ? Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, Italie, etc …
Ne vous y trompez pas, nous avons atteint le point de non retour.
Les chiffres nous indiquent la tendance inéluctable, inutile d’en établir une liste exhaustive.
Quelques exemples suffiront : taux de chômage croissant, déficits budgétaires non maîtrisés ( les déficits moins importants que prévus nous sont présentés comme une bonne nouvelle alors qu’en réalité il s’agit de véritables catastrophes en terme de conséquences ), taux de croissance négatifs …
Le monde entier tente de sauver les apparences en habillant la faillite de l’état Grec en plan volontaire de soutien. Leur situation est pourtant malheureusement claire : quelque soient les montages mis en place, la Grèce fera défaut tôt ou tard.
Pendant ce temps là, quasiment personne ne parle du Portugal ….
Vous avez entendu qu’un taux d’emprunt à 10 ans pour les états est insoutenable au dessus de 6 % à 7 %. Pourquoi ? Passé ce seuil, le principe bien connu du crédit revolving se met en place. Vous ne pouvez rembourser chaque année au maximum qu’une partie des intérêts. Conclusion : mécaniquement la dette grossit, les intérêts grossissent, la situation vous conduit inexorablement à la faillite.
Savez-vous à quel taux emprunte actuellement le Portugal ?
Environ 15 % ! Oui vous avez bien lu. Personne ne vous en parle ?
L’effet domino est en marche et ne s’arrêtera pas.
N’oubliez pas non plus la bulle immobilière en Espagne, les montants colossaux que les états européens vont emprunter en 2012 ( plusieurs centaines de milliards d’euros ), les Etats-Unis et leur dette astronomique ….
L’écart entre l’Allemagne et les pays du sud, y compris la France, est tel que je persiste dans mes prévisions : l’euro risque fort d’éclater.
Les Allemands, qui ne souhaitent pas payer pour les autres pays « cigales » poussent les pays de la zone euro vers des objectifs à ce point contraignants qu’ils ne peuvent pas être atteints. Et les Allemands précisément le savent, ainsi la faillite ou surendettement de certains états européens imposera de facto l’éclatement de l’euro.
Tactiquement judicieux : les Allemands jouent la montre pour que l’éclatement de l’euro s’impose à tous sans que cela ne leur soit pas reproché.
Je vous communique également un article judicieux sur l’évolution de la crise :
Opinion publiée dans le journal La Tribune le 9 décembre 2011
Il faut croire que nous boirons le calice jusqu’à la lie. Rien ne nous aura été épargné dans cette Crise, toutes les absurdités auront été avancées.
Désormais, les mêmes qui, depuis plus de trois ans, réalisent des analyses et des prévisions qui se révèlent fausses à longueur de temps, sont convaincus d’avoir trouvé la pierre philosophale : la monétisation – alias la planche à billets – qu’on nous présente comme étant de nature à « rassurer les marchés ». Tout comme le plan à 1 000 Md€ du 27 octobre devait le faire – ce qui les a calmé exactement 2 jours…
Cela fait cinq siècles que certains s’imaginent qu’il est possible de créer de la richesse en imprimant du papier. Cela fait cinq siècles que cela se termine mal.
On en appelle aux exemples de monétisation aux États-Unis ou en Angleterre, comme on en appelait en 2007 au bel exemple des subprimes aux Etats-Unis à importer d’urgence… D’ailleurs les marchés n’achètent pratiquement plus de dette américaine ou anglaise, ce qui oblige à ces monétisations, preuve qu’elles ne rassurent personne…
D’ailleurs, comment imaginer rassurer un prêteur en cherchant à le rembourser en monnaie de singe ? Appréciera-t-il de voir remplacer une probabilité de défaut par la quasi-certitude de l’inflation ? Illusion.
Vouloir agir ainsi, au rebours des traités européens, c’est probablement se préparer à mettre à bas les dernières institutions financières solides de la planète : la BCE et l’euro.
La crise actuelle des dettes publiques ne menace en rien l’euro. À quelques soubresauts bancaires près, maitrisables, seule l’épargne des prêteurs obligataires était menacée. Menacée par le risque de tout prêt : le non-remboursement, risque pour lequel le prêteur est rémunéré par un taux d’intérêt. Et on ne peut être rémunéré pour un risque, et se défausser quand le risque se matérialise. D’autant plus que le risque de défaut des États est largement connu : depuis 500 ans, au moins deux fois par siècle en moyenne, l’État français se débarrasse de sa dette par un défaut, assumé ou par hyperinflation. Et depuis 35 ans, 70 pays ont fait défaut dans le monde. Le risque est connu – ou devrait l’être… Il n’y a aucun investissement sans risque…
Notre problème est de solvabilité, pas de liquidité. On essaye de nous faire croire que notre dette est remboursable. Ramenée aux 10 % des foyers les plus riches (qui détiennent environ 50 % du patrimoine, soit plus de 450 000 € chacun), cela représente… 500 000 € !
La dette publique n’est rien d’autre qu’un différé d’impôt, qui seront acquittés d’une façon ou d‘une autre. Et l’engrenage actuel va probablement entrainer la fuite des prêteurs, et obliger à solder les comptes extrêmement rapidement – car il va se révéler que l’austérité ne marche pas, il est trop tard.
Il n’y a que 4 grands types d’issue. Le première, non viable donc illusoire, consisterait à gagner du temps en continuant la folle cavalerie en rajoutant de la dette à la dette (FMI, Eurobonds, MES…). La deuxième consiste à lever massivement des impôts sur le patrimoine pour rembourser – inimaginable. La troisième, consisterait à sortir la planche à billets pour monétiser la dette. Cela se terminera probablement par des impressions massives (la France aura besoin de lever environ 400 Md€ d’emprunts nouveaux en 2012), et une inflation ou une fuite envers la monnaie qui le sera tout autant. La dernière, classique mais taboue, consiste à réaliser un défaut partiel pour restructurer la dette, en protégeant totalement l’épargne de 90 % de la population.
Nous n’avons pas besoin de nouveaux traités, nous avons simplement besoin d’argent, et comme tout surendetté, on ne nous le prêtera pas. Il conviendrait de faire preuve de courage et de lucidité, en admettant qu’une gestion calamiteuse nous a placés dans la situation des pays sud-américains des années 1980, puis en négociant un défaut sur une partie de cette dette.
On préfère avancer des pseudo-solutions visant à faire croire que nous pourrions rembourser sans que cela ne coute rien à personne, au risque de mettre l’économie à genoux. Keynes parlait de l’inflation qui « euthanasierait les rentiers ». Mais le financiarisme actuel est prêt à euthanasier les salariés et les entreprises pour protéger une partie de l’épargne des rentiers, et ce faisant, il finira par euthanasier tout le monde par hyperinflation.
La monnaie est la base du contrat social, et elle n’a pas à être altérée pour essayer de sauver des prêteurs inconséquents. Ne sacrifions pas notre avenir au passé : il est encore temps de sauver notre monnaie.
Conclusion :
Je vous invite à la plus grande prudence sur l’organisation de votre patrimoine et vos investissements passés et futurs.
Ne vous laissez pas influencer par une éventuelle forte remontée des marchés financiers à court terme, le moyen terme nous révèlera peut-être des difficultés insoupçonnées.
Consultez-nous.
David HOUILLIERE
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