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Le 06 mai 2010
SOYEZ VIGILENT ! SORTEZ DES MARCHES ACTIONS AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD
Le risque d'un plongeon des places financières est trop important pour juger raisonnable de s'y maintenir. Notre conseil est de sortir des marchés actions quitte à ...
Le risque d'un plongeon des places financières est trop important pour juger raisonnable de s'y maintenir. Notre conseil est de sortir des marchés actions quitte à concrétiser des pertes.
JOURNEE DU 6 MAI 2010
Le risque de forte chute des marchés financiers n’est plus à exclure.
Le spectre de l’éclatement de la zone euro avec des effets dévastateurs d’une ampleur non mesurable n’est plus uniquement théorique.
Mon conseil est le suivant :
Il est prudent de sortir du marché actions avec l’effet désagréable de concrétiser des pertes.
Pourquoi :
Deux scénarios possibles :
- Si les marchés se reprennent, le rebond ne sera pas spectaculaire dans le temps, la confiance des investisseurs mettra du temps à revenir : il sera toujours temps de rentrer de nouveau sur les marchés en ayant peu « raté » de hausse.
- Si les marchés s’effondrent : d’une part les pertes auront été limitées, d’autre part vous possèderez du cash à investir au moment où les marchés seront au plus bas.
Il est préférable de rater un peu de hausse que de s’exposer au risque de perdre énormément.
Evitez de reproduire la dégringolade qu’ont connu les investisseurs lors de la crise financière il y a dix huit mois.
Soyez vigilent, les banquiers pourraient vous conseiller de ne pas sortir des marchés ou encore ne vous délivrer aucun conseil.
Qu’en est-il à ce jour du risque systémique :
- les dettes souveraines sont-elles surmontables ?
- l’effet de domino est-il inéluctable ?
- les pays européens auront-ils la force et la volonté d’harmoniser leurs décisions afin d’échapper à un éclatement de la zone euro ?
Je vous livre ci-après trois nouvelles du jour qui vous permettront de vous forger une opinion.
Je reste bien entendu et bien volontiers à votre disposition pour en débattre.
Les banques prêtent à la Grèce dans la crainte
THE WALL STREET JOURNAL
Les banques françaises et allemandes, de plus en plus remises en cause pour le rôle qu'elles ont joué dans la crise financière, ont accepté de contribuer au plan de sauvetage de la Grèce.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a annoncé mercredi que les principales banques françaises s'étaient engagées à continuer d'accorder des prêts à la Grèce, en vue de soutenir le plan d'aide au pays de 110 milliards d'euros décidé par les gouvernements de la zone euro et le Fonds monétaire international. La veille, les banques allemandes apportaient leur soutien au plan de sauvetage en maintenant ouvertes leurs lignes de crédit aux banques grecques et en se risquant à accorder des prêts à la Grèce lorsque les crédits existants arriveront à échéance.
Toutefois, les banques se sont bien gardées de s'exprimer quant à leur confiance dans la solvabilité de la Grèce. Les analystes estiment que l'Allemagne agit dans un objectif politique et que les banques françaises protègent les importants crédits déjà accordés aux emprunteurs grecs.
Les banques françaises détiennent en effet 75 milliards de dollars de dette grecque dans les secteurs public et privé, selon la Banque des réglements internationaux. De leur côté, les banques allemandes présentent la deuxième plus forte exposition à la dette grecque, avec 45 milliards de dollars, toujours selon la Banque des règlements internationaux.
Parmi les banques qui devraient inscrire de lourdes dépréciations d'actifs en cas de défaut de paiement de la Grèce, on peut citer du côté allemand Hypo Real Estate Holding AG, qui détient 7,9 milliards d'euros d'emprunts grecs, et Commerzbank AG, avec 3,1 milliards d'euros d'emprunts grecs.
Du côté français, Société Générale SA dit détenir de manière directe pour 3 milliards d'euros d'emprunts grecs, tandis que BNP Paribas SA a déclaré jeudi lors de la publication de ses résultats que son exposition à la dette souveraine grecque était d'environ 5 milliards d'euros et que son exposition aux entreprises grecques se montait à quelque 3 milliards d'euros. La banque a réaffirmé à cette occasion qu'elle continuerait à soutenir la Grèce.
Et si Société Générale a annoncé qu'elle poursuivrait ses achats de dette grecque, elle a également indiqué que sa filiale grecque Geniki Bank durcirait ses pratiques de crédit dans le pays, compte tenu de la détérioration du climat des affaires.
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La France a fort à faire pour conserver sa note AAA |
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* La France "sur la même trajectoire" que la Grèce * Les experts craignent une sous-estimation de la situation * La France devra fournir un effort considérable par Jean-Baptiste Vey PARIS, 5 mai (Reuters) - La France a fort à faire pour conserver la note AAA de sa dette souveraine qui lui permet de financer ses déficits à un coût minime et d'éviter les attaques actuellement subies par la Grèce, le Portugal et l'Espagne. La crise de la zone euro a épargné jusqu'à présent la dette française, dont les conditions de financement restent à peine moins favorables que la référence allemande, et les gouvernants français promettent de réduire les déficits dans une proportion et à une vitesse sans précédent depuis au moins un demi-siècle. Mais aucune mesure prise jusqu'alors ne permet d'assurer une inflexion de la dynamique d'accroissement de la dette publique, qui fait craindre une hausse de la charge d'intérêt telle que le pays perdrait non seulement son triple A mais risquerait, à plus long terme, de voir la maîtrise de ses finances lui échapper. "On n'est pas au même point que la Grèce mais on est exactement sur la même trajectoire", estime Nicolas Baverez. "On est plus gros, on a plus de défenses mais si on continue à faire ce qu'on a fait pendant un quart de siècle, dans les dix ans qui viennent on connaîtra une crise comparable à celle de la Grèce", ajoute cet économiste. Avec un déficit public équivalent à 7,5% du PIB l'an dernier et une dette à 77,6%, la France est plus proche du Portugal (9,4% et 76,8% contre 13,6% et 115,1% pour la Grèce), mais la détérioration rapide des comptes français et l'absence de mesures décisives pour les redresser nourrissent l'inquiétude, dans un contexte de crainte d'effet domino de la crise grecque. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi estimé mercredi que l'aide à la Grèce "doit être débloquée pour éviter une réaction en chaîne dans le système international et européen et le risque d'une contagion à d'autres pays membres de l'euro". Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, déclare même que "dans les mois qui viennent, la tâche des Vingt-Sept sera d'éviter la dislocation de la monnaie unique", dans un entretien à paraître jeudi dans le magazine Le Pèlerin. "EXTRÊME SENSIBILITÉ" Evoqué par la Cour des comptes en février (voir ), le risque d'une dégradation de la note souveraine française suivie d'un emballement de la dette transparaît dans plusieurs études économiques récentes. Dans un rapport présenté mercredi à la presse, le rapporteur général de la commission des finances du Sénat, Philippe Marini, classe la France en sixième position des pays de la zone euro dont la situation financière est la plus préoccupante. La Grèce, l'Irlande, l'Espagne, le Portugal et l'Italie la devancent, mais aucun de ces pays n'est noté AAA ). Les trois plus grandes agences de notation notent AAA la dette française, avec perspective stable. Fitch a ). "On est dans une période d'extrême sensibilité, je redoute que certains sous-estiment cela, et les propos lénifiants qui retardent une prise de conscience indispensable", a dit Philippe Marini à Reuters en marge d'un point de presse. Selon un document de travail publié en mars par la Banque des règlements internationaux, la France est le grand pays de la zone euro qui devra fournir le plus d'efforts pour ramener sa dette publique à son niveau de 2007. Pour y parvenir en 20 ans, elle devrait ainsi dégager un excédent primaire (c'est-à-dire hors charge de la dette) de 2,8% du PIB par an en moyenne, contre un déficit primaire estimé à 5,1% en 2011. L'Italie aurait besoin d'un excédent primaire de 2,5%, l'Allemagne de 2,4% et l'Espagne de 1,3%. L'Observatoire français des conjonctures économiques estimait pour sa part en février que la France mettrait, selon le scénario étudié le plus favorable, 20 ans à retrouver le ). PÉDAGOGIE GRECQUE ? A l'inverse, le programme de stabilité transmis par la France à la Commission européenne prévoit que le déficit reviendra à la limite de 3% dès 2013 ou 2014 et que la dette commencera à baisser à ce moment. "Nous allons, pour la loi de finances 2011, être exemplaires", a promis mercredi le ministre du Budget, François Baroin. "Nous avons dans les trois, quatre annés qui viennent, un devoir de maîtrise, d'inflexion", a-t-il ajouté. Le gouvernement devrait dévoiler des mesures d'économie le 20 mai lors d'une nouvelle phase de la conférence sur le déficit, et soumettre au Parlement une réforme visant à juguler les déficits des régimes de retraite en septembre. Mais jusqu'ici, la France n'a tenu aucun de ses programmes de stabilité depuis la création de l'euro. "Si l'on estime pouvoir continuer ainsi, on prend un risque énorme, systémique", a dit Philippe Marini. Pour le président de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis, "la pédagogie grecque va faire son oeuvre". "Le cas grec est riche d'enseignements et doit nous permettre de franchir une étape qualitative décisive", a-t-il poursuivi lors d'un point de presse avec Philippe Marini. L'exemple grec semble en tout cas avoir marqué les Français, dont 75% pensent que la France pourrait connaître une situation de crise comparable à celle de la Grèce, selon un sondage BVA ). "L'homme de la rue est plus sensible à ce qui se passe en Grèce que certains membres du gouvernement", regrette un des meilleurs experts de la majorité, sous couvert de l'anonymat. Pour Charles de Courson, un des vice-présidents de la commission des finances de l'Assemblée nationale, "la grande révolution culturelle est devant nous en matière de finances publiques". "Il faut expliquer que si on veut maintenir la démocratie dans ce pays, il ne faut distribuer des droits que dans la mesure où on les a financés", a-t-il dit mardi à des journalistes. "Le projet de société, c'est de sauver la démocratie. Et pour sauver la démocratie, il faut réduire le déficit public", a-t-il ajouté.
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Un sommet de la zone euro risqué sur la gouvernance |
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* Pas d'accord de fond attendu sur la gouvernance économique * Aucune avancée entre Paris et Berlin, malgré une lettre * Le sommet risque d'ajouter à la confusion par Julien Toyer BRUXELLES, 6 mai (Reuters) - Convoqué afin d'offrir une démonstration d'unité après l'accord sur la Grèce, le sommet des dirigeants de la zone euro vendredi laisse au contraire entrevoir les divisions entre Européens sur la gouvernance économique et ajoute encore au sentiment de confusion. S'il n'a jamais été question de prendre des décisions concrètes lors de cette réunion, il s'agissait a minima d'entériner un accord politique sur les grandes lignes d'une réforme du Pacte de stabilité et de croissance, un exercice qui s'est révélé délicat tant sur le fond que sur la forme. Jeudi, la France et l'Allemagne ont certes rendu publique une lettre commune appelant à plus de gouvernance de la zone euro mais celle-ci, pourtant négociée pendant plusieurs jours, ne fait que reprendre des orientations sur lesquelles les deux ) "Rien n'a changé. Les Français veulent un gouvernement économique, les Allemands veulent une refonte du Pacte de stabilité et un changement des traités. Chacun cherche à convaincre l'autre", explique un diplomate européen participant à la préparation du sommet. Surtout, la lettre a été préparée sans aucune coordination avec le reste de la zone euro ou des Vingt-Sept et la Commission européenne, qui est chargée de faire des propositions en la matière, n'en a pris connaissance que dans la presse. "Les Polonais et les Britanniques sont une nouvelle fois furieux que cette question soit abordée à 16 et non à 27", explique un autre diplomate. Evoqué par Herman Van Rompuy lors d'une conférence de presse au Japon la semaine dernière, ce sommet a été exigé par Angela Merkel afin de valider elle-même le plan d'aide à la Grèce. Les autres Etats membres s'y sont finalement pliés sans enthousiasme, craignant que cela ne vienne brouiller l'accord des ministres des Finances dimanche dernier et ne fissure encore un peu plus l'unité européenne. SOMMET "CURIEUSEMENT" PLACÉ Côté Commission, on estime que le sommet n'était pas vraiment nécessaire alors que les services d'Olli Rehn travaillent sur cette réforme depuis plusieurs semaines et s'apprêtent à publier cinq jours plus tard, le 12 mai, une ) "Il n'y a aucun document sur lequel s'appuyer, le texte n'est pas encore rédigé et il ne sera approuvé que mercredi prochain", fait remarquer, dubitatif, une autre personne participant aux travaux préparatoires de la réunion. Face à ce constat, José Manuel Barroso a cherché à anticiper les critiques jeudi au Parlement européen en reprenant à son compte le durcissement des règles budgétaires européennes et en appelant à la réduction des déséquilibres internes à l'Europe, comme les écarts de compétitivité. Mais c'est surtout le fait qu'il ait prononcé un discours beaucoup moins offensif et volontariste que celui que ses conseillers lui avaient préparé qui a retenu l'attention de la presse et des diplomates. De même, la lettre d'invitation au sommet envoyée par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy aux 16 chefs d'Etat et de gouvernement de la monnaie unique ne mentionne que la volonté d'avoir "un échange de vues sur les enseignements" de la crise grecque pour la zone euro. Une version précédente était pourtant beaucoup plus prolixe sur la nécessité de s'attaquer à la réforme de la gouvernance de la zone euro, selon un diplomate européen y ayant eu accès. Le manque de résultat, les hésitations dans la communication et la confusion qui en découlent, risquent d'attiser un peu plus les doutes des marchés sur la capacité des Européens à s'entendre politiquement afin de faire face à la crise, fait remarquer une source communautaire. "Le moins que l'on puisse dire c'est que ce sommet est curieusement placé. Ce n'était pas le meilleur signal possible", dit cette source. (Julien Toyer, édité par Wilfrid Exbrayat) ((Rédaction européenne : 01 49 49 53 34. Reuters Messaging : julien.toyer.reuters.com@reuters.net)) |
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